Maria Medetis Long, la procureure fédérale de carrière menant l'enquête criminelle sur l'ancien directeur de la CIA John Brennan à Miami, a été retirée de l'affaire, ont confirmé plusieurs sources vendredi. Son départ fait suite à son évaluation auprès du procureur américain Jason Reding Quiñones selon laquelle les preuves étaient insuffisantes pour porter des accusations. Chris DeLorenz, ancien assistant juridique de la juge de district américaine Aileen Cannon, rejoint désormais l'équipe de poursuite, marquant un changement significatif dans cette enquête de longue date.
Chris DeLorenz, ancien assistant juridique de la juge de district américaine Aileen Cannon, a rejoint l'équipe juridique qui supervise désormais l'enquête criminelle fédérale sur l'ancien directeur de la CIA John Brennan. DeLorenz est récemment passé d'un rôle consultatif au bureau du procureur général adjoint à Washington pour devenir procureur adjoint des États-Unis.
Son implication fait suite au retrait abrupt de Maria Medetis Long, cheffe de la section de la sécurité nationale du bureau du procureur des États-Unis pour le district sud de la Floride, de cette affaire très médiatisée. Medetis Long a informé les avocats représentant les clients impliqués dans l'affaire en fin de semaine dernière qu'elle n'était plus affectée. Elle n'a pas fourni de raison spécifique à sa réaffectation.
Cependant, une source proche du dossier a indiqué à CBS News que son retrait est intervenu après qu'elle ait communiqué au procureur américain Jason Reding Quiñones sa conviction qu'il n'y avait pas suffisamment de preuves pour monter un dossier viable. Ce développement place l'orientation future de l'enquête sous surveillance.
Le Département de la Justice a confirmé le changement de personnel. « Il est tout à fait sain et normal de changer les membres des équipes juridiques », a déclaré un porte-parole du département, décrivant ce changement comme une pratique courante pour l'allocation des ressources. En faisant abstraction du bruit, l'histoire est plus simple qu'il n'y paraît. Un procureur a évalué les preuves disponibles et a conclu qu'elles n'atteignaient pas le seuil requis pour des accusations.
Cette détermination interne, courante dans les enquêtes complexes, conduit souvent à la clôture de l'affaire ou à une réaffectation. Ici, elle a conduit à la nomination d'un nouveau procureur. L'enquête elle-même est née d'une saisine du Comité judiciaire de la Chambre des représentants, dirigé par les Républicains, en octobre dernier.
Le président Jim Jordan a allégué que Brennan avait faussement nié la dépendance de la CIA à l'égard du dossier Steele lors de la rédaction de l'évaluation du renseignement sur l'ingérence russe dans les élections de 2016. Jordan a affirmé que Brennan avait également faussement déclaré au comité que la CIA s'était opposée à l'inclusion du dossier dans l'évaluation. Ce sont des accusations graves.
Le soi-disant dossier Steele, compilé par l'ancien officier de renseignement britannique Christopher Steele, contenait diverses allégations contre le candidat de l'époque, Donald Trump. Bon nombre de ces allégations n'ont pas été vérifiées par les agences de renseignement américaines. La saisine du Comité judiciaire de la Chambre a effectivement relancé l'examen des déclarations passées de Brennan.
Cette initiative du comité souligne un effort continu de certains législateurs républicains pour enquêter sur les activités de renseignement liées aux élections de 2016. L'accent est mis sur un parjure potentiel. Les procureurs fédéraux et les agents du FBI se préparent à interroger un ancien responsable de la CIA début mai dans le cadre de cette enquête en cours.
Cet individu est considéré comme un témoin, et non comme une cible. Il a déjà été interrogé plus d'une fois. Les questions ont porté sur la décision d'incorporer le dossier Steele dans une annexe de l'Évaluation de la communauté du renseignement (ICA) de 2017.
Cette évaluation détaillait les efforts de la Russie pour interférer dans l'élection présidentielle de 2016. Le témoin a également été interrogé sur les désaccords entre les responsables de la CIA et Brennan concernant les conclusions de l'administration Obama selon lesquelles l'ingérence russe visait à aider Donald Trump et à nuire à Hillary Clinton. Ces événements se sont produits en 2016.
Voici le chiffre qui compte : 2023. Bien que les événements sous-jacents remis en question aient eu lieu en 2016, les procureurs n'enquêtent pas directement sur ces actions en raison de la prescription. Les accusations de parjure ont leur propre cadre juridique distinct et leurs propres exigences en matière de preuves.
Cette distinction est cruciale. Prouver un mensonge sous serment exige un ensemble de faits différent de la preuve des méfaits présumés originaux. Le bureau du procureur à Miami traite également une saisine distincte de la directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard. Elle a affirmé, sans présenter de preuves, que Brennan et d'autres responsables de l'ère Obama avaient « fabriqué » l'évaluation de 2017.
Le statut de cette enquête particulière reste incertain. Cela ajoute une autre couche au paysage juridique complexe entourant les responsables du renseignement de l'administration précédente. Le bureau examine également des documents liés à l'enquête de l'ancien procureur spécial Jack Smith sur le président Trump, ce qui indique davantage son implication dans des affaires politiquement sensibles.
Ce changement de conseiller juridique pour l'enquête Brennan a plusieurs implications. Il pourrait signaler une nouvelle impulsion pour faire avancer l'enquête, surtout après l'évaluation rapportée de Medetis Long selon laquelle l'affaire manquait de preuves suffisantes. L'implication de DeLorenz, avec son parcours, pourrait être interprétée de diverses manières.
Son rôle précédent en tant qu'assistant juridique de la juge Cannon, qui a présidé des aspects de l'enquête sur les documents classifiés de Trump, le place dans un contexte juridique spécifique. Le marché vous dit quelque chose. Écoutez.
Le système juridique, en particulier dans les affaires politiquement chargées, signale souvent des changements d'approche par le biais de changements de personnel. Pour le public, la signification plus large réside dans la perception de la justice. L'indépendance du Département de la Justice est un sujet de débat fréquent, en particulier lorsque les enquêtes touchent d'anciens hauts fonctionnaires ou des sujets politiquement sensibles.
Toute influence politique perçue sur les décisions des procureurs peut éroder la confiance du public dans les institutions juridiques. Cette affaire met à l'épreuve la frontière entre une enquête légitime et des poursuites motivées politiquement. Elle souligne les défis auxquels sont confrontés les procureurs de carrière naviguant sur des terrains aussi complexes.
Le résultat façonnera la confiance du public dans l'équité et l'impartialité des enquêtes fédérales. - La procureure fédérale principale de l'enquête sur John Brennan, Maria Medetis Long, a été retirée après avoir signalé des preuves insuffisantes pour des accusations. - Chris DeLorenz, dont le parcours comprend un poste d'assistant juridique pour la juge Aileen Cannon, a été affecté à l'affaire. - L'enquête porte sur des allégations selon lesquelles Brennan aurait commis un parjure lors de son témoignage de 2023 devant le Congrès concernant le dossier Steele et l'évaluation du renseignement de 2016. - Un prochain entretien avec un ancien responsable de la CIA début mai se concentrera sur l'inclusion du dossier Steele dans l'Évaluation de la communauté du renseignement de 2017. L'avenir immédiat de l'enquête dépendra du travail de l'équipe nouvellement désignée et de l'entretien à venir avec le témoin. Les observateurs suivront de près toute indication d'un changement de stratégie ou d'intensité de la part de Chris DeLorenz et de ses collègues.
La décision finale de poursuivre ou non John Brennan reflétera directement le seuil de preuves atteint par la nouvelle équipe. Ce résultat influencera sans aucun doute les récits politiques en cours concernant le Département de la Justice et la supervision de la communauté du renseignement. Des déclarations publiques du Comité judiciaire de la Chambre, en particulier du président Jim Jordan, sont également attendues suite à ces développements, ajoutant potentiellement une pression politique supplémentaire au processus juridique.
Points Clés
— - La procureure fédérale principale de l'enquête sur John Brennan, Maria Medetis Long, a été retirée après avoir signalé des preuves insuffisantes pour des accusations.
— - Chris DeLorenz, dont le parcours comprend un poste d'assistant juridique pour la juge Aileen Cannon, a été affecté à l'affaire.
— - L'enquête porte sur des allégations selon lesquelles Brennan aurait commis un parjure lors de son témoignage de 2023 devant le Congrès concernant le dossier Steele et l'évaluation du renseignement de 2016.
— - Un prochain entretien avec un ancien responsable de la CIA début mai se concentrera sur l'inclusion du dossier Steele dans l'Évaluation de la communauté du renseignement de 2017.
Source : CBS News
