Les Chicago Bears, sous la direction du directeur général Ryan Poles, ont largement ignoré le poste d'ailier défensif lors du récent repêchage de la NFL, une décision qui a suscité des discussions parmi les observateurs de la ligue. Poles a sélectionné des joueurs offensifs lors de trois de ses quatre premiers choix, un pivot stratégique pour une équipe qui a terminé parmi les cinq dernières en termes de sacks défensifs la saison dernière. L'entraîneur Ben Johnson a déclaré que l'équipe visait à donner au quart-arrière Caleb Williams « beaucoup de polyvalence pour travailler ».
Les Chicago Bears ont conclu leurs sélections au repêchage avec une nette inclinaison vers le renforcement des capacités offensives. Cette stratégie a divergé des attentes externes. De nombreux observateurs prévoyaient une concentration défensive.
Après avoir sécurisé le safety Dillon Thieneman d'Oregon avec leur choix de premier tour, les sélections de l'équipe au deuxième jour se sont concentrées exclusivement sur l'attaque. Le centre Logan Jones d'Iowa a rejoint l'effectif au deuxième tour. Le tight end Sam Roush de Stanford et le receveur Zavion Thomas de LSU ont suivi au troisième.
Cette séquence de choix a surpris certains, surtout compte tenu des difficultés historiques de l'équipe à générer une pression constante sur les quarts-arrières adverses. Le directeur général Ryan Poles a articulé l'approche de l'équipe pour sécuriser un pass rusher extérieur. « Lorsque nous sommes arrivés au deuxième tour, nous avions une bonne idée, grâce à nos recherches, que ce serait un point chaud tout en haut du deuxième tour », a déclaré Poles le vendredi 24 avril. Obtenir un ailier défensif de premier ordre s'est avéré difficile. « Il n'était pas vraiment possible de monter si haut sans sacrifier énormément. » L'équipe a finalement décidé de « suivre le tableau » (follow the board), sélectionnant les joueurs en fonction de leurs évaluations internes plutôt que de forcer un échange pour un poste spécifique.
Cette vision pragmatique de la chaîne de valeur du repêchage a dicté leurs choix. La défense a reçu une attention minimale après la sélection de Thieneman. Le cornerback Malik Muhammad de Texas a rejoint l'équipe au quatrième tour.
Le linebacker Keyshaun Elliott d'Arizona State a été sélectionné au cinquième tour. Le seul joueur de ligne défensive choisi a été le Sud-Africain Jordan van den Berg de Georgia Tech, un plaqueur défensif, au sixième tour. Cela contraste fortement avec les statistiques défensives de l'équipe des deux saisons précédentes.
Les Bears se sont classés 27e contre la course il y a deux ans. La saison dernière, ils ont terminé 28e. Ils n'ont enregistré que 35 sacks l'année dernière.
Ce chiffre les a placés parmi les unités de pass rush les moins efficaces de la ligue. L'entraîneur Ben Johnson, largement reconnu pour son sens de l'attaque, est désormais confronté à la tâche de maximiser un arsenal de nouveaux talents offensifs. Zavion Thomas apporte une vitesse exceptionnelle, enregistrant un sprint de 40 verges en 4,28 secondes.
Sam Roush offre une autre option pour les formations à plusieurs tight ends, rejoignant les joueurs établis Cole Kmet et Colston Loveland. Cette profondeur offre au quart-arrière Caleb Williams plus de cibles et de flexibilité tactique. Johnson a exprimé sa confiance dans les nouvelles recrues. « Je pense donc que cela lui donne beaucoup de polyvalence pour travailler, a déclaré Johnson, et nous pouvons dicter certaines conditions à la défense et nous assurer que nous attaquons toujours. »
Poles a effectué plusieurs échanges tout au long du repêchage, mais aucun n'a permis d'obtenir le pass rusher extérieur tant recherché. Les Bears ont échangé leur choix de deuxième tour (n° 60) à Tennessee contre des sélections de troisième et cinquième tours. Ils ont également échangé des choix de quatrième et cinquième tours avec Arizona.
De plus, les deux choix de septième tour sont allés à Buffalo en échange d'un choix de sixième tour. Ces manœuvres ont remodelé leur capital de repêchage. Mais aucun pass rusher extérieur n'est apparu.
Les chiffres du manifeste d'expédition — le tableau de repêchage et les valeurs d'échange — ont finalement guidé leur parcours, privilégiant la valeur accumulée plutôt qu'une acquisition positionnelle spécifique. La sélection de Sam Roush, un autre tight end, a soulevé des questions sur le rôle de Cole Kmet. Kmet a signé une prolongation de contrat la saison dernière, assurant son avenir à long terme avec l'équipe.
Poles a rapidement affirmé la position de Kmet. « Cole est bien en place », a déclaré Poles, faisant référence à sa sécurité contractuelle. « Nous allons toujours concourir, ce n'est pas comme si vous vous présentiez et que votre place était votre place. Mais nous nous sentons très bien quant à la position de Cole dans cette équipe, son rôle, son leadership. » L'utilisation fréquente par Johnson de formations à deux et trois tight ends suggère un temps de jeu suffisant pour les trois tight ends, indiquant une préférence stratégique pour la polyvalence positionnelle. Dillon Thieneman, le safety de premier tour, a rapidement impressionné le personnel d'entraîneurs. « Il est rare de voir un safety comme un joueur dont on doit vraiment se soucier, a observé Johnson, et pourtant, il a été assez rapide de regarder ses vidéos et de réaliser qu'il est toujours près du ballon. » La capacité de Thieneman à trouver constamment le ballon pourrait apporter un coup de pouce bien nécessaire à la ligne secondaire des Bears.
Il devrait jouer aux côtés de Coby Bryant. Ce jumelage vise à solidifier l'arrière de la défense. Les joueurs eux-mêmes apportent des parcours diversifiés, un élément crucial pour suivre la chaîne d'approvisionnement du développement des joueurs.
Jordan van den Berg, le plaqueur défensif sud-africain de 310 livres, a découvert le football américain grâce au film « Invincible ». « Je l'avais en DVD, alors je le regardais encore et encore quand j'étais enfant et je suis vraiment tombé amoureux de ce sport », a raconté van den Berg. Ce détail révèle un lien personnel avec le sport d'une origine inattendue, illustrant la portée mondiale de l'empreinte culturelle de la NFL. Il a déjà appliqué judicieusement ses gains liés à son nom, son image et sa ressemblance (NIL). « Mon père m'a toujours prêché que l'argent qui change la vie n'est de l'argent qui change la vie que si vous l'utilisez », a expliqué van den Berg.
Cela montre une approche pratique des finances personnelles, allant au-delà des activités sportives. Sam Roush porte un héritage familial dans le football professionnel, un lien direct dans la chaîne d'approvisionnement générationnelle du sport. Son grand-oncle, Merlin Olsen, était un joueur notable des Rams de Los Angeles.
Son grand-père, Phil Olsen, a également joué pour les Rams, ayant été le quatrième choix au total en 1970. L'expérience de repêchage de Phil Olsen contrastait fortement avec les pratiques modernes. « Il a reçu un appel, a expliqué Roush, décrivant le recrutement de son grand-père. Je pense qu'il était chez sa mère. Et ma grand-mère, quelqu'un lui a dit qu'il avait été repêché.
Elle ne savait pas ce que cela signifiait. Elle pensait qu'il allait à la guerre. Heureusement, ce n'était pas le cas. » Cette anecdote souligne l'évolution du processus de repêchage au fil des décennies, d'un simple appel téléphonique à l'événement élaboré de plusieurs jours diffusé mondialement aujourd'hui.
Les choix stratégiques faits par le directeur général Ryan Poles et l'entraîneur Ben Johnson reflètent un pari calculé sur la puissance offensive. Ils parient qu'une attaque à fort score peut compenser un front défensif qui reste un point d'interrogation. Cette approche transfère le fardeau de la victoire sur l'unité offensive et son quart-arrière vedette, Caleb Williams.
La dépendance de l'équipe à la tactique et au talent individuel pour générer de la pression défensive sans investissement nouveau significatif au poste de pass rusher extérieur sera examinée de près. La politique d'échange, dans ce contexte, devient la construction d'équipe par d'autres moyens, où l'allocation des ressources définit les capacités futures. Pourquoi c'est important : Cette stratégie de repêchage a des implications substantielles pour la saison à venir des Chicago Bears et au-delà.
En privilégiant les armes offensives, l'équipe signale un engagement à soutenir le quart-arrière Caleb Williams et à développer une unité offensive à haut rendement. Cependant, la décision de largement contourner un besoin défensif critique pourrait exposer des vulnérabilités contre les équipes de course solides et les attaques aériennes efficaces. L'équilibre entre l'explosivité offensive et la solidité défensive détermine souvent le succès en NFL.
Les fans surveilleront de près pour voir si les schémas offensifs de Johnson peuvent constamment surpasser les adversaires, ou si le manque d'un pass rush dominant entravera la capacité de l'équipe à concourir efficacement dans une division difficile. L'impact sur des métriques clés comme les points alloués et les verges au sol de l'adversaire sera révélateur, façonnant la perception du public et la trajectoire à long terme de l'équipe. Points clés à retenir :
- Les Chicago Bears se sont fortement concentrés sur l'attaque lors du repêchage de la NFL, malgré les difficultés défensives des saisons précédentes. - Le directeur général Ryan Poles a cité la difficulté d'échanger pour un ailier défensif, optant pour « suivre le tableau ». - De nouveaux talents offensifs, dont le receveur Zavion Thomas et le tight end Sam Roush, visent à renforcer le quart-arrière Caleb Williams.
La suite : Le véritable test de cette stratégie de repêchage commence dans les prochains mois. Le camp d'entraînement offrira un premier aperçu de la manière dont ces nouveaux joueurs s'intégreront aux schémas et au cahier de jeu de l'équipe. Les matchs de pré-saison fourniront des données initiales sur l'efficacité de l'attaque remaniée et de la ligne défensive existante.
Les observateurs surveilleront si le coordinateur défensif Eric Washington peut développer des solutions internes pour les lacunes du pass rush avec l'effectif actuel. Le match d'ouverture de la saison offrira une évaluation immédiate de la capacité du risque calculé en attaque à compenser le fossé défensif perçu, donnant le ton pour toute l'année et définissant la voie à suivre pour l'équipe.
Points clés à retenir
— - Les Chicago Bears se sont fortement concentrés sur l'attaque lors du repêchage de la NFL, malgré les difficultés défensives des saisons précédentes.
— - Le directeur général Ryan Poles a cité la difficulté d'échanger pour un ailier défensif, optant pour « suivre le tableau ».
— - De nouveaux talents offensifs, dont le receveur Zavion Thomas et le tight end Sam Roush, visent à renforcer le quart-arrière Caleb Williams.
— - Le seul joueur de ligne défensive sélectionné par l'équipe était le plaqueur défensif sud-africain Jordan van den Berg au sixième tour.
Source : AP








