Allyson Felix, la femme la plus décorée de l'histoire de l'athlétisme olympique, a annoncé lundi son intention de sortir de sa retraite et de concourir aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028. L'athlète de 40 ans, sept fois médaillée d'or olympique, a déclaré au magazine TIME qu'elle regretterait de ne pas tenter un retour pour des Jeux à domicile. Cette décision l'engage dans un parcours de quatre ans à travers un système de qualification très compétitif.
Allyson Felix, un nom synonyme de vitesse et de gloire olympique, tentera un retour à l'athlétisme de compétition à 40 ans. Sa décision de briguer une place dans l'équipe olympique américaine de 2028 pour les Jeux de Los Angeles représente un défi audacieux à la sagesse conventionnelle concernant la longévité athlétique.
Cette démarche, partagée lors d'une interview avec le magazine TIME, signale une quête profondément personnelle pour une expérience qu'elle a manquée durant sa première carrière, déjà légendaire. Felix, originaire de Los Angeles, a déjà évoqué son unique regret : n'avoir jamais participé à des Jeux olympiques organisés dans sa ville natale. « Quand je concourais, on entendait ce rugissement pour les athlètes du pays hôte aux Jeux olympiques », a déclaré Felix à TIME. « J'adorerais vivre ça. » Ce rugissement distinct, a-t-elle expliqué, est resté un désir inassouvi. Sa précédente retraite est survenue après les Jeux olympiques de Tokyo, où elle a ajouté deux médailles à son palmarès, portant son total à un nombre stupéfiant de 11 médailles olympiques, dont sept en or.
Son retour sur la piste sera exigeant. Le système de qualification en athlétisme est notoirement rigoureux. Ce que cela signifie concrètement pour une famille, ou pour tout athlète, ce sont des années d'entraînement intense, de prévention des blessures et de performances constantes au plus haut niveau, tout en équilibrant la vie en dehors du sport. Pour Felix, cela inclut son rôle de mère de deux enfants, un facteur qui a largement façonné son récent engagement public.
Felix est devenue une voix importante pour les athlètes féminines qui sont aussi mères, remettant en question l'idée que l'accouchement devrait mettre fin à une carrière sportive professionnelle. Cet engagement a pris un tournant très public lorsqu'elle a rompu ses liens avec son sponsor de longue date, Nike, suite à un litige contractuel survenu après la naissance de son premier enfant. Elle a ensuite cofondé Saysh, une entreprise de chaussures et de vêtements pour femmes, bâtie sur les principes de soutien aux athlètes féminines à toutes les étapes de leur vie.
Cette expérience personnelle éclaire directement sa tentative de retour. Son inspiration pour ce retour vient d'autres athlètes qui ont concouru jusqu'à la quarantaine. Tom Brady a joué comme quarterback dans la National Football League jusqu'à 45 ans, remportant plusieurs titres du Super Bowl dans ses dernières années.
LeBron James continue de dominer la National Basketball Association à 39 ans. Lindsey Vonn, skieuse alpine célébrée, a concouru au plus haut niveau jusqu'à 34 ans, sa carrière ayant été entravée par des blessures plutôt que par l'âge. Ces exemples offrent un modèle pour défier les limites physiques, même si les exigences spécifiques de l'athlétisme diffèrent.
Felix voit leurs succès comme la preuve que l'âge n'est pas une barrière insurmontable. La participation de Felix à la Commission des athlètes du Comité d'organisation de LA28 ajoute une autre dimension à son récit de retour. En tant que membre, elle occupe une position unique, contribuant à la planification des Jeux mêmes auxquels elle espère maintenant participer.
Ce double rôle — athlète et organisatrice — offre une perspective rare. Son désir de vivre les Jeux depuis la piste, plutôt que uniquement depuis la salle du comité, en dit long sur sa passion durable pour la compétition. « Je m'en voudrais probablement si je n'essayais pas », a-t-elle admis. Ce regret persisterait.
Son retour, s'il est couronné de succès, pourrait avoir un impact significatif sur le récit entourant les Jeux de 2028. Une légende locale, à 40 ans, concourant pour la dernière fois, offre une histoire humaine puissante. Cela mettrait en lumière les thèmes de la persévérance, des secondes chances et du rôle évolutif des femmes dans le sport.
La politique dit une chose sur l'âge de la performance maximale, mais la réalité en dit souvent une autre, surtout pour les athlètes dotées d'une dévotion exceptionnelle et de dons génétiques. Au-delà de la gloire personnelle, la tentative de Felix a des implications plus larges pour les femmes dans le sport. Sa position très publique sur la maternité et l'athlétisme a déjà fait évoluer les conversations.
Un retour réussi à 40 ans fournirait un exemple tangible de ce qui est possible, inspirant potentiellement une nouvelle génération d'athlètes-mères. Cela consoliderait davantage son héritage non seulement en tant que championne athlétique, mais aussi en tant que pionnière de l'équité des genres dans le sport professionnel, comme l'a rapporté Al Jazeera. Le coût économique du sport professionnel pèse souvent le plus lourdement sur les athlètes sans parrainages majeurs.
La décision de Felix de fonder Saysh illustre une volonté d'indépendance financière et de contrôle sur sa trajectoire de carrière. Cet esprit entrepreneurial soutient sa capacité à poursuivre un objectif aussi ambitieux à ce stade de sa vie, libérée des contraintes des modèles de parrainage traditionnels qui ne parviennent parfois pas à soutenir les parcours personnels des athlètes. Sa société, Saysh, bénéficie directement de sa visibilité continue et de son engagement envers sa mission.
Pour de nombreuses familles de travailleurs, l'idée d'un retour de carrière à 40 ans, surtout un qui exige une condition physique optimale, semble lointaine. Ce que cela signifie concrètement pour une famille, c'est un rappel que la détermination et un objectif clair peuvent repousser les limites, que ce soit sur la piste ou dans la vie quotidienne. Son histoire résonne parce qu'elle est plus qu'une simple course ; il s'agit de choisir de poursuivre un rêve contre toute attente, un sentiment que beaucoup peuvent comprendre.
Cette tentative de retour sert également de symbole puissant contre l'âgisme dans le sport. Alors que des athlètes masculins comme Brady et James ont normalisé les carrières prolongées, la même acceptation a été plus lente pour les femmes, en particulier dans des sports comme l'athlétisme où les exigences physiques sont intenses. L'effort de Felix confronte directement cette disparité, plaidant pour l'idée que le talent et la motivation ne devraient pas avoir de date d'expiration arbitraire basée sur le genre ou l'âge.
C'est un message qui transcende la piste. En fin de compte, son chemin vers Los Angeles est loin d'être garanti. Elle devra passer par des épreuves régionales, des championnats nationaux et satisfaire à des normes de qualification rigoureuses.
Ses performances lors des prochaines saisons seront scrutées. Même si elle ne parvient pas à intégrer l'équipe, sa tentative elle-même suscitera un intérêt et des discussions considérables. « Quoi qu'il en soit, je serai toujours là avec mes enfants, à traîner et à encourager tout le monde », a-t-elle déclaré à TIME, faisant preuve d'une perspective équilibrée. Points clés à retenir :
- Allyson Felix, 40 ans, prévoit de sortir de sa retraite pour concourir aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.
- Sa principale motivation est de vivre des Jeux olympiques à domicile, un regret de carrière.
- Felix, mère de deux enfants, défend les athlètes-mères et a cofondé la marque de chaussures Saysh.
- Elle fait face à un processus de qualification américain compétitif, sans place garantie.
Pourquoi c'est important : La tentative de retour de Felix à 40 ans défie les normes d'âge et de genre dans le sport d'élite, inspirant potentiellement les athlètes féminines du monde entier et soulignant le pouvoir durable de l'ambition personnelle. Cela ajoute un récit humain captivant aux prochains Jeux de LA28, mettant en valeur la résilience face aux attentes physiques et sociétales. Les quatre prochaines années verront Felix reprendre un programme d'entraînement rigoureux, ses performances lors de diverses compétitions d'athlétisme étant suivies de près.
Les observateurs suivront ses temps et ses classements en vue des sélections olympiques américaines de 2028, qui détermineront la liste finale des participants aux Jeux de Los Angeles. Le monde entier observera si cette légende olympique peut ajouter un dernier chapitre à son extraordinaire carrière.
Points clés à retenir
— - Allyson Felix, 40 ans, prévoit de sortir de sa retraite pour concourir aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.
— - Sa principale motivation est de vivre des Jeux olympiques à domicile, un regret de carrière.
— - Felix, mère de deux enfants, défend les athlètes-mères et a cofondé la marque de chaussures Saysh.
— - Elle fait face à un processus de qualification américain compétitif, sans place garantie.
Source : Al Jazeera









